mardi 7 février 2012

Into the Dead Valley


Nous avons quitté Los Angeles pour un paysage figé dans le temps, celui qui nous mène à la Death Valley. La route est longue est répétitive, les virages se font rares et le soleil chauffe. Nous sommes loin du Walk of fame et c'est bien comme ca, le calme... et juste de la bonne musique pour tracer la route.

L'arrivée au Bagdad Café
 Une pause déjeuner au mythique Bagdad Café, et moi qui pensai être originale avec ma référence cinématographique je suis tombée dans un lieu visité par une majorité de francais, je ne me suis pas senti très dépaysée au milieu de nulle part... Chacun y laisse un petit mot, un T-shirt, une carte de visite, une petite trace de son passage. Le temps est vraiment à l'arrêt dans le désert et à peine le burger maison avalé nous reprenons la route pour découvrir le parc national de la Death Valley où nous entrons à la nuit tombée. Un motel au coeur de la Valley habitée par les corbeaux à Stovepipe Wells. Une margarita sirotée au saloon, un bon steak et au dodo.

Mosaic Canyon
Le lendemain direction Mosaic Canyon pour une petite ballade dans l'étroitesse qui débouche sur l'immensité. Dommage de ne pas avoir plus de temps pour faire un vrai trek. Un passage dans les dunes de sable de Mesquire sous l'oeil toujours attentif des corbeaux. Une halte au Zabriski point un des spots préférés des photographes.

Zabriski's point

Au sommet du Pic de Dante
Nous avons grimpé en voiture jusqu'au vertigineux Pic de Dante pour pic niquer devant la Valley et sa mer de sel à perte de vue. Le temps d'une ballade au sommet et la route nous appelle à nouveau pour Las Vegas et ses casinos...


samedi 4 février 2012

De Santa Barbara à Los Angeles

Santa Monica - La fin de la route 66

Nous avons quitté Santa Barbara et sa Mission en fin de matinée et rejoindre en début d'après-midi Los Angeles en passant par Topanga State Park endroit très vert et très roots pour retrouver la mer et Santa Monica où nous avons enfilé tongues et tenues estivales pour profiter de la plage à perte de vue et se régaler le soir d'un diner du côté de la jetée avec sa grande roue et sa fête foraine où se côtoient touristes, pêcheurs à la ligne, couples d'amoureux et de plus ou moins bons chanteurs (très belle reprise de Jeff Buckley ceci dit).

Rodeo Drive avec ses boutiques bling bling
Le lendemain nous avons profité du marché de Santa Monica où nous avons mangé des crêpes bretonnes et bu une noix de coco bien fraîche au rythme d'un très bon groupe faisant danser et passer le temps aux habitants et touristes du quartiers. Jeunes, sportifs, enfants, vieilles mamies motorisées, couples roots et petits chiens pomponnés. Tous ça dans la bonne humeur, il fait bon vivre à Santa Monica ... difficile de reprendre la route pour changer radicalement de cadre avec Hollywood, Beverly Hills et ses maisons de stars.
Nous avons fait nos touristes de base en montant voir les lettres HOLLYWOOD et observer le coucher du soleil sur une ville à perte de vue. Le soir ballade obligée sur le Walk of fame et très jolie découverte dans une rue perpendiculaire de Miceli's un restaurant italien plein de charme (la lasagne de tata Angie est un vrai régal). Dur de quitter Venise pour retomber dans les lumières d'Hollywood.
Une nuit bien méritée et changement de décors avec le grand départ pour la Death Valley.

jeudi 2 février 2012

De San Simeon à Santa Barbara

Hearst castle

Nous avons repris la route pour visiter au matin Hearst Castle la demeure de William Randolph Hearst le grand magnat de la presse des années 1900-20. Orson Welles s'inspira très largement du personnage et de son palais pour son film Citizen Kane.
Le palais et ses maisons d'invités avec vue sur le Pacifique.
La piscine de Neptune.
Le palais est un mélange de différents styles européens qui ont fasciné le petit William lors de ses voyages en Europe avec sa mère. L'Angleterre côtoie l'Espagne et la France en passant aussi par l'Egypte. Un étrange mélange d'un gout un peu douteux mais représentatif de la culture et de la mégalomanie de Hearst. le grandiose perd parfois un peu de son charme avec de tous petits détails comme la bouteille de ketchup trônant au milieu des assiettes en faience et des couverts en argents. Mais nous sommes bien aux Etats-Unis après tout!

La journée était parfaitement minutée du lever au coucher, avec un temps donné pour les repas.
Nous avons croisé un long tapis d'éléphants de mer échoués sur la plage non loin de San Simeon en redescendant du Hearst Castle. Pas très glamour l'éléphant de mer plutôt lourd, menacant et bruyant sous son apparence faussement mollassonne. Nous n'avons pas vu de baleine, il faudra attendre le mois de mars.

Les éléphants de mer lézardants au soleil sur la plage non loin de San Simeon.
Au bout de la jetée à Santa Barbara au soleil couchant.
Nous avons continué à longer la côte et déposé nos valises pour une nuit à Santa Barbara. Dommage nous étions à deux doigts de croiser Jean Dujardin et Bérénice Béjo bientôt de passage pour le 27ème festival du cinéma de Santa Barbara. Une ballade sur la jetée, une paella et au lit. Mais déjà Los Angeles nous attend!

mercredi 1 février 2012

Sur la route de la Californie à la Louisiane

Une baigneuse de marbre au Hearst Castle - San Simeon
Nous avons tous droit à notre part de rêve. L'un des miens et de faire la traversé des Etats-Unis en bagnole. Je suis parti jeudi tracer la route de San Francisco à la Nouvelle-Orléans, 3 semaines de road trip avec mon homme et une amie.
Il faut croire que San Francisco ne voulait pas nous voir partir et nous a enveloppé de ses bras de brumes jusqu'à Monterey.

Entre San Francisco et Monterey
Le soleil a difficilement pointé ses rayons et nous avons eu du mal à profiter de la côte. Nous avons tout de même poussé jusqu'à Pfeiffer beach avant la tombée de la nuit et voir Big Sur. Et reprise de la route pour une nuit à San Simeon.

Sur Pfeiffer Beach - Big Sur


Je vous emmène prochainement à Hearst Castle, demeure magique du grand magnat de la presse William Randolph Hearst.

mardi 27 décembre 2011

Petit musée



Pas simple de concilier le boulot, le blog et la famille en visite.
J'ai donc été pas mal occupée entre les pinceaux et les balades touristiques de San Francisco.
Les américains étant amoureux de la culture européenne, je me suis depuis quelques semaines lancée dans la reproduction d’œuvres d'art miniatures. En voici un exemple avec une reproduction à la gouache du Rêve de Pablo Picasso.
Je vous souhaite à tous et à toutes de passer de bonnes fêtes de fin d’année! Happy holidays!

lundi 12 décembre 2011

Une journée à Santa Land

Washington Square, San Francisco - Photographie de Cayetana Diez, 2011.
Ho, Ho, Ho! Quelle étrange journée que ce samedi 10 décembre. Un week-end ordinaire venait pourtant de démarrer, un réveil un peu tardif, un thé, une tartine et quelques occupations diverses. Je décidais donc de mettre le nez dehors et de retrouver mon amie Cayetana pour un cinoche.
                   
En sortant de chez moi je croise un taxi qui dépose sous mon nez deux elfes et une mère Noël. Un peu plus loin je rencontre un père Noël promenant son chien et qui me lance de sa voix grave un inspiré ''Ho, Ho, Ho''. Quelques mètres plus tard un couple de deux jeunes et dandinants pères Noël, se tenant par la main, me souhaitent un ''Merry Christmas!''. Mais que se passe t'il? San Francisco est devenu Santa Land!

Cayetana m'a par la suite expliqué que c'était la journée SantaCon - Santarchy et que cette année des milliers de gens déguisés en père Noël se sont donnés rendez-vous à Washington Square pour danser, picoler et faire la fête. Je me suis donc documentée sur le sujet et j'ai découvert que le SantaCon est né à San Francisco en 1994, lancé par un groupe du nom de Suicide Club. Depuis, le SantaCon s'est répandu dans le monde entier, des Etats-Unis en passant par l'Europe et même par le Japon!
Je vous laisse découvrir quelques vidéos des précédents SantaCon afin de vous faire une meilleure idée de l’événement. Et puis comme dirait le monsieur en rouge ''Ho, Ho, Ho! Merrrrrrryyy Christmas!''

Union Square, San Francisco - Photographie de Cayetana Diez, 2011.

jeudi 1 décembre 2011

Alamo Square "shoe garden"


Je vous l'avais vendu d'avance ma petite histoire de jardin de chaussures. Je trouve enfin un peu de temps pour vous la raconter.

Tout est parti d'une simple promenade dans San Francisco avec mon amie Esther qui a habité dans les environs d'Alamo Square. Le parc est surtout connu pour ses célèbres 'Painted Ladies' vous savez les maisons victoriennes que l'on voit sur toutes les cartes postales de San Francisco avec une vue magique sur la ville.
Esther m'a donc entraînée au cœur du parc pour me montrer ce fameux ''shoe garden'' juste derrière les toilettes publiques. En effet quelle surprise derrière cet endroit improbable se cache un tout petit jardin de chaussures de toutes sortes trouvées dans Alamo Square par David Clifton le jardinier en charge du parc et de son nettoyage.

Un jour au début des années 2000, Clifton a donc trouvé une chaussure dans le parc, puis une autre et encore une autre. N'ayant pas à cœur de les jeter il les a gardé et utilisé pour planter des fleurs. Par la suite, des gens du quartier ont offert leur vieilles chaussures à Clifton pour apporter une participation personnelle à ce curieux et mystérieux petit jardin. Le ''shoe garden'' est devenu comme dit Clifton un peu le reflet des habitants du quartier et de sa mixité.  Une petite trace à la fois intemporelle, poétique et un peu étrange. Chacun y voit ce qu'il veut, pour ma part je partage un sentiment un peu de mal être devant le ''shoe garden'' j'y vois un petit cimetière de chaussures silencieuses ou la nature a repris ses droits comme si la race humaine s’était éteinte. Chacun réagit différemment, en tout cas on ne reste pas sans réaction face à l’œuvre de Clifton. Depuis, c'est devenu comme un pèlerinage de visiter le ''shoe garden'', il inspire des auteurs et des photographes et même un professeur d'horticulture qui en parle à ses élèves.
Voilà pour la petite histoire et si vous voulez en voir plus j'ai trouvé cette vidéo sur le 'shoe garden' réalisée par une étudiante.